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Le changement climatique ne se décide pas seulement dans les grandes conférences internationales. Au Niger, le financement climatique se joue aussi dans les communes à où les récoltes dépendent d’une pluie qui devient imprévisible. C’est pour renforcer l’accès des communes du Niger aux mécanismes de financement climatique que le RJNCC-Niger organise, du 15 au 21 septembre 2026, une série de rencontres dans les régions de Tahoua et Maradi.

Le changement climatique ne se décide pas seulement dans les grandes conférences internationales. Il se vit, se subit et, de plus en plus, se combat dans les communes là où les récoltes dépendent d’une pluie qui devient imprévisible, où chaque saison redessine les stratégies de survie des familles.

C’est de ce constat qu’est né un cycle de rencontres organisé par le Réseau de la Jeunesse Nigérienne sur les Changements Climatiques (RJNCC-Niger), dans le cadre du programme AGAMA SP2.0.

  • Tahoua : Abalak, Doguéraoua, Malbaza, Tabalak et Keita
  • Maradi : Chadakori, Bermo, Gadabedji, Guidan Roumdji et Kornaka

Dans chacune d’elles, un même objectif : réunir autour de la même table les Secrétaires généraux des mairies, les présidents de clubs de jeunes, les services techniques déconcentrés, la société civile et les autorités communales.

Le sujet qui les rassemble est aussi urgent que technique : comment mieux intégrer le changement climatique dans les plans de développement local, et surtout, comment ouvrir aux communautés la porte des financements climatiques ces ressources qui existent, mais restent souvent hors de portée de ceux qui en ont le plus besoin.https://unfccc.int/fr

Trois questions structurent les échanges dans chaque commune :

  • Comment prendre en compte les risques climatiques dans les stratégies locales de développement ?
  • Quelles opportunités de financement peuvent réellement soutenir les initiatives portées par les communautés ?
  • Comment renforcer les capacités des collectivités pour qu’elles puissent, elles-mêmes, accéder à ces mécanismes plutôt que d’en dépendre ?

Derrière ces questions se cache une ambition plus large : celle de l’Intégration du Développement et du Changement Climatique (IDCC), une approche qui refuse de traiter le climat comme un sujet à part, déconnecté des réalités quotidiennes de développement local. Cette démarche a notamment été discutée lors de l’atelier de validation du Recueil des bonnes pratiques d’adaptation au Sahel central (lien interne vers l’article sur l’atelier de Niamey, septembre 2026), auquel le RJNCC-Niger a participé.

Il s’agit de faire dialoguer les savoirs ceux des techniciens, des élus, des jeunes, des organisations de la société civile — pour que les plans communaux cessent d’ignorer ce qui, pourtant, façonne déjà leur avenir.

Car c’est bien là que se joue une partie de la réponse climatique du Niger : non pas uniquement dans les grands sommets, mais dans la capacité des territoires eux-mêmes à identifier leurs risques, à saisir leurs opportunités, et à porter des solutions ancrées dans leurs propres réalités.